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17 mars 2010

Quelle place pour l’enquêteur privé dans les métiers du renseignement et de la sécurité ?


Nouvellement élu Président de la République française, Nicolas Sarkozy déclarait : « La sécurité de notre pays, c’est une priorité absolue…Je donnerai donc les moyens nécessaires pour que la sécurité de la France soit garantie. C’est mon devoir. C’est mon premier devoir et c’est donc ma première priorité. »


Selon le Petit Larousse, la définition de la sécurité est « la situation dans laquelle quelqu’un ou quelque chose n’est exposé à aucun danger, à aucun risque d’agression physique, d’accident, de vol, de détérioration ». D’autre part et selon cette même source, le renseignement est « une indication, une information, un éclaircissement donnés sur quelqu’un ou quelque chose » mais aussi « l’ensemble des connaissances de tous ordres sur un adversaire potentiel, utiles aux pouvoirs publics et au commandement militaire ».

Derrière ces deux notions se cachent de nombreuses activités. Ces métiers sont publics ou privés, individuels ou collectifs, d’une grande variété, et très souvent complémentaires.
La sécurité, enjeu majeur de nos sociétés modernes, occupe aujourd’hui le cœur même du débat démocratique en devenant l’une des grandes priorités françaises. Dans la conjoncture de ces dernières années, les métiers participant à la sécurité des personnes et des biens, et ceux du renseignement se sont développés tout en restant liés. Dans leurs métiers respectifs, gendarmes, policiers, sapeurs pompiers, agents de sécurité, gardiens de prison, douaniers, convoyeurs de fonds, gardes du corps…assurent constamment la défense des citoyens et de leurs biens contre les sinistres et les agressions, veillent au respect des lois garantes de la tranquillité du pays et des ses habitants.
D’autre part, et de façon étroitement liée, les professionnels du renseignement, publics et privés, recueillent des informations nécessaires à la protection des intérêts de l’Etat, des entreprises et des hommes. Ce sont des spécialistes du secret tels que la DST (Direction de la Surveillance du Territoire), la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure), ou encore pour les enquêtes purement civiles ou commerciales les enquêteurs de droit privé ou autres détectives privés.
La loi française catalogue les agences de recherche privées et les enquêteurs privés dans les métiers de la sécurité. Mais leur vocation reste la recherche de l’information, l’investigation, le renseignement…

Véritable profession para-juridique, l’enquêteur de droit privé exerce maintenant régulièrement en collaboration avec les professions juridiques, avocats, huissiers de justice, et revendique une position légitime d’auxiliaire de justice.

C’est dans ce cadre, que l’enquête privée et ses professionnels doivent trouver et défendre leur place dans l’univers vaste de la sécurité et du renseignement. Avec une justice qui se remet en question, le détective/enquêteur privé apparaît comme un acteur essentiel de la chaine judiciaire, voir même un maillon encore manquant. La réforme de la justice projetant de supprimer le juge d’instruction leur ouvre encore de nouveaux horizons. Ce métier en quête de légitimité est en pleine mutation et les changements s’effectueront au profit des citoyens, des entreprises et de la justice elle-même.

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